Conférence-débat : " Bilan de la révolution, quel avenir pour Cuba après la disparition de Fidel ? "

vendredi 23 décembre 2016
par  Universite Populaire Toulouse
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L’Université Populaire de Toulouse et le comité France Amérique Latine invitent Janette Habel le mercredi 18 janvier à 20H30 au Bijou, 123 avenue de Muret, Toulouse.

Janette Habel, qui a bien connu Fidel Castro, est sans doute la meilleure spécialiste de la question cubaine, dont elle fut une militante à la fois engagée et critique.

1959-2016 : comment mettre en perspective la révolution cubaine plus d’un demi-siècle après sa victoire ? Le 1er janvier 1959, la dictature de Batista s’effondrait sous les assauts conjoints de la guérilla dirigée par Fidel Castro et Ernesto Che Guevara, et d’une grève générale massivement suivie. Miné par la corruption et les crimes de son appareil policier, le régime instauré à la faveur d’un coup d’État en 1952 était massivement rejeté. La victoire de l’insurrection armée fut saluée par l’écrasante majorité des Cubains. Pour comprendre cet immense soulèvement populaire, l’un des plus importants du 20ème siècle, il faut revisiter l’histoire. « La génération du centenaire », ainsi définie par Fidel Castro et son Mouvement du 26 juillet dès 1953, revendiquait une filiation nationale, celle de José Marti et des grandes guerres d’indépendance menées par les « mambis » (les insurgés) contre l’Espagne. Mais elle était aussi l’héritière d’une révolution sociale. "

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Retiré du pouvoir depuis 10 ans, le charisme de Fidel Castro s’était peu à peu "routinisé". Aujourd’hui l’inquiétude est perceptible, même chez des jeunes dont on dit qu’ils sont indifférents. "Il est parti dans un moment d’incertitude, ce n’est pas juste que Trump arrive et que Fidel nous quitte" écrit un jeune cubain sur son blog. "Avec son décès, estime un autre, on ne sait pas comment le pays va être gouverné". Fidel Castro avait lui-même fixé les limites de la transition : "Aussi difficiles que soient les circonstances, nous ne pouvons pas détruire le Parti, détruire l’Etat, détruire le gouvernement, détruire l’histoire du pays."

Janette Habel est enseignante à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine à Paris III. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur Cuba, sur la politique extérieure des Etats-Unis envers l’Amérique latine, les zones de libre-échange, ainsi que sur l’Amérique latine contemporaine. Elle fait également partie du Centre de recherches sur l’Amérique latine et les Caraïbes, à l’université Aix-Marseille.