Table ronde autour de Sivens : " un barrage contre la démocratie... un barrage de trop "

mardi 21 avril 2015
par  Universite Populaire Toulouse
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L’Université Populaire de Toulouse invite Ben Lefetey et Grégoire Souchay pour une table ronde autour de leurs derniers ouvrages " Un barrage contre la démocratie" et " Sivens, le barrage de trop." le mardi 19 mai à 20H30 au Bijou.

Un mort, une grenade, un gendarme. Comment a-t-on pu en arriver à ce que, dans une forêt du sud de la France, un jeune écologiste soit tué par les forces de l’ordre ? Pourquoi un tel déchaînement de violence, quand l’objet du conflit était la transformation de quelques hectares de zone humide en un barrage destiné à l’irrigation ? Si, à Sivens, dans le Tarn, une lutte écologiste a conduit à la mort du jeune Rémi Fraisse, c’est parce que tout un système agricole et économique est mis en cause par la contestation de ce barrage de trop. Pour comprendre, il faut lire le récit de Grégoire Souchay, qui a vécu la lutte sur le terrain depuis novembre 2013. Il raconte avec précision et vivacité le projet, les dossiers,l’opposition, l’installation d’une ZAD, et le drame dans une nuit obscure.

Il faut lire aussi la mise en perspective de l’événement, qui s’inscrit dans l’évolution calamiteuse de notre système agricole au regard du changement climatique et de l’épuisement des ressources. C’est ce que décortique clairement Marc Laimé, expert en politique de l’eau.

Préface d’Hervé Kempf

Le 26 octobre 2014, Rémi Fraisse, militant naturaliste, meurt lors d’affrontements en marge de la manifestation contre le barrage de Sivens dans le Tarn. Peu après, le projet est suspendu.
Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi cet ouvrage destiné à l’irrigation des terres d’une poignée d’agriculteurs a-t-il suscité une telle opposition ? Comment les travaux ont-ils pu aller aussi loin en dépit d’avis d’experts défavorables ?

Acteur central de l’opposition au barrage, Ben Lefetey révèle pour la première fois tous les aspects du dossier : études manipulées, conflits d’intérêts, partialité de l’État, alibi environnemental, choix de l’agriculture intensive, mépris des citoyens et des scientifiques… Il raconte aussi la diversité des modes de lutte, des recours juridiques à l’occupation de cette « zone à défendre ».
Son témoignage sur la répression des opposants illustre la façon dont les autorités publiques les ont combattus comme des ennemis de l’intérieur.

Ce livre vivant, limpide et parfaitement documenté révèle aussi, à travers cette histoire singulière, la dégradation des procédures démocratiques.