Conférence - débat : " Capitalisme, souffrance et harcèlement au travail"

dimanche 6 octobre 2013
par  Universite Populaire Toulouse
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L’Université Populaire de Toulouse invite le jeudi 21 novembre 2013, salle Osette à 20h30, Elisabeth DES, médecin, auteur du livre Le harcèlement au travail. Mémoire d’un combat (éd. Les Points sur les i, 2013), et Vincent DUSE, ouvrier à PSA-Mulhouse, militant CGT, auteur de la Postface du livre.

La rencontre sera introduite par E. Barot, enseignant-chercheur en philosophie à l’université Toulouse-Le Mirail (UPT), et J. Giron, médecin, militant CGT, auteur de la préface du livre.

Les enquêtes sur la souffrance et le harcèlement au travail, notamment suscitées depuis les années 1990 par le nombre exponentiel de suicides dans le privé comme dans le public, font maintenant partie des objets des sciences humaines et sociales. Pourtant le problème est fort ancien.

Le combat emblématique qu’a mené Elisabeth Des dans le milieu hospitalier face au « Lean Management », de même que les résistances ouvrières à la « toyotisation » dans l’industrie, par exemple à PSA, montrent par leurs similitudes profondes que chercher à « moraliser » ou « humaniser » le capitalisme est une illusion, et que c’est bien dans son ensemble, de façon structurelle et non accidentelle, que celui-ci pousse l’exploitation des travailleurs à ses extrémités les plus terribles.

A 25 ans, en 1845, le jeune compagnon de Marx Friedrich Engels, écrivait déjà dans La situation de la classe ouvrière en Angleterre, que « la société… commet chaque jour et à chaque heure ce meurtre social que les journaux anglais ont raison d’appeler meurtre ; qu’elle a placé les travailleurs dans une situation telle qu’ils ne peuvent rester en bonne santé ni vivre longtemps ; qu’elle mine peu à peu l’existence de ces ouvriers, et qu’elle les conduit ainsi avant l’heure au tombeau ; … la société sait combien une telle situation nuit à la santé et à l’existence des travailleurs, et… elle ne fait pourtant rien pour l’améliorer. »

Pour tou-te-s ces travailleurs et travailleuses, des plus modestes jusqu’au cadres, obtenir pleinement justice suppose une lutte collective remettant en cause l’organisation productiviste du travail à sa racine : la dictature du capital et du profit. La rencontre, à partir des témoignages des intervenants, aura pour but de favoriser la compréhension collective du phénomène et tous les échanges susceptibles de tisser des solidarités actives.