Les voleurs de banderoles

mardi 14 mai 2019
par  Marsanay
popularité : 1%

JPEG - 5 ko

Formellement les manifs du samedi des Gilets jaunes, non déclarées ne sont pas pour autant illégales et donc pas interdites. La pratique est insidieuse et brutale, aux alentours de 16h 30 la Préfecture à l’aide de l’hélicoptère et des grenades lacrymogène des matraques et de la BAC signalent que l’heure de la dispersion est arrivée. Puis la Préfecture a réduit les espaces dans lesquels la manifestation ne peut aller, la place du Capitole et bon nombre de rues menant ou avoisinant la place du Capitole
La tactique de la Préfecture se résume ainsi manifester oui mais quand on veut et là ou on veut

Puis le 13 avril la Préfecture est allé plus loin. Il ne fallait pas qu’à Toulouse, capitale des GJ s’organise une manifestation massive, contredisant les propos du ministère de l’intérieur sur l’essoufflement du mouvement. La manifestation qui s’est élancée aux alentours de 12h sur les allés J.Jaurés a été immédiatement nassée, gazée. Il en fut de même pour la manifestation des syndicats et des associations. Notons un fait à méditer le secrétaire de la l’UD CGT 31 pendant qu’il était interviewé par FR3, recevait des lacrymogènes. La Préfecture n’oublie pas le soutien de la CGT 31 aux Gilets Jaunes
Le temps, l’espace interdit, l’espace contaminé par les gaz… et puis vint le vol des banderoles !
voir ici
La chasse aux banderoles, particulièrement celles qui servent de protection collective, de moyen d’avancer face au gaz sont pour la police une menace de l’ordre public ! La Préfecture ne dit rien de cette nouvelle pratique du maintien de l’ordre, donc on ne sait pas s’il s’agit d’un ordre ou s’il s’agit d’une extension des libertés que s’octroient certains policiers, avec le code de déontologie de police et les libertés. La police n’aiment pas que les manifestant e s se dissimulent derrière une banderole et ils n’aiment pas qu’un e manifestant e dissimule son visage derrière un masque une cagoule. La loi l’interdit maintenant. La tactique de la police est bien de mettre les manifestant e s au contact des lacrymogènes le plus longtemps possible, en leur supprimant tout ce qui pourrait atténuer les effets des gaz. Ceci pour faire mal, pour faire peur pour dissuader les manifestants de venir le samedi suivant.
Voir ici
Mais comment expliquer la haine face aux banderoles d’ACT UP ? En plastique noir suspendues entre deux arbres ou deux lampadaires. C’est donc contre la fonction et le contenu de la banderole que la police intervient. Elle censure le droit de contester une politique par un écrit sur une banderole. Les banderoles occupent dans l’histoire des classes populaires une fonction inséparable de la manifestation et des drapeaux. C’est un point de ralliement, de regroupement. Les banderoles, les drapeaux n’ont pas toujours eu comme support des flexibles en pvc. Parfois les supports étaient des manches de pioche ou des perches bien dures. Il ne s’agissait que d’outils de défense, de protection car ceux qui organisaient une manifestation avaient le souci de la protection de ceux et celles qui y participaient. Si on observe les moyens d’auto défense que mettent en œuvre les manifestants depuis le début du mouvement des gilets jaunes et qu’on le compare avec l’armement des policiers on est saisi par le décalage et par la crainte que pourrait prendre la répression à un autre niveau si le gouvernement le décidait. Le problème essentiel des manifestant e s qui viennent à Toulouse le samedi c’est de se protéger de…la police une anomalie dans une démocratie
Enfin la multiplication des agressions contre les journalistes, les arrestations sont une atteinte au droit d’informer. Les médias ont mis un certain temps à admettre et à traiter comme un sujet politique les violences policières. Puis elles ont fait irruption dans les médias, les photos des corps mutiles, les témoignages… Dès lors les policiers ont ramenés les journalistes au rang des Gilets Jaunes, coups, insultes, arrestations pour les dissuader, comme les Gilets Jaunes, de venir le samedi d’après. Les policiers veulent pouvoir réprimer sans être vus et filmés.
La liberté de manifester est en danger par la restriction de l’espace et la contamination d’autres espaces, par les interventions de la police contre l’expression des manifestant à travers la banderole, par l’interdiction faite aux journalistes de pouvoir décrire et montrer l’action de la police. Bientôt ce seront les slogans qui seront la raison d’interpeller des manifestant e s.

Baby, Please Don’t Go est une chanson de blues écrite par Big Joe Williams, et enregistrée à plusieurs reprises à partir de 1935. Devenue un standard, c’est l’un des morceaux les plus joués, arrangés et réarrangés dans l’histoire du blues. A partir des années 1960, la chanson est également interprétée par de nombreux groupes de rock.

https://www.youtube.com/watch?v=_EOwNItKOyo Muddy Waters

https://www.youtube.com/watch?v=aXtHt8BstCs&list=RDaXtHt8BstCs&start_radio=1 Them

https://www.youtube.com/watch?v=9r25eLFBAc4 Aerosmith


Agenda

<<

2019

 

<<

Juillet

>>

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930311234