Enregistrement sonore de la conférence de Jaime Pastor

mardi 21 novembre 2017
par  Universite Populaire Toulouse
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Podemos, exemple à suivre ?
Les élections comme stratégie de prise de pouvoir - Mouvement ou cartel ?

Toulouse, le Bijou, le 14 novembre 2017.

Jaime Pastor est professeur de sciences politiques [rapporteur dans le jury de thèse de Pablo Iglesias] et intellectuel historique du mouvement trotskiste en Espagne. Il est membre d’Izquierda Anticapitalista, qui fait partie de Podemos.

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Internationaliste, vous avez dit internationaliste ?

Etrange soirée que ce 14 novembre au Bijou avec Jaime Pastor ; une quarantaine de personnes pour débattre de Podémos et de la Catalogne à Toulouse. Nous avions, avant la soirée, une indication préfigurant ce que serait cette conférence : la faiblesse de mobilisations en faveur de la Catalogne, contre la répression et pour le droit des catalans à choisir. Et, avant la Catalogne, il y eut la Grèce et nos faibles mobilisations pour desserrer l’étau de la Troïka.
Jaime Pastore nous est venu de Madrid avec un gros rhume qui ne le lâchera pas, au point d’abréger la conférence….Dans l’après midi, après un petit tour en ville à la librairie Terra Nova, nous avons rejoint le conseil régional pour rencontrer des élus du PG et de Ensemble. De longs échanges sur les forces et faiblesses du mouvement en cours en Catalogne, sur Podémos et la France Insoumise …
Nos soirées débats ont été conçues comme des espaces de débat, d’échange, de confrontation d’idées avec les militant e s, les courants politiques, au sens de ceux et celles qui s’occupent ou affichent l’ambition de se pré occuper des affaires de la cité et de ceux et celles qui veulent changer le monde.
Aujourd’hui panne générale ceux et celles dont nous parlons plus haut ne sont plus ou pas là ! Le temps manquant est invoqué pour expliquer l’absence. Quand on a le nez dans le guidon, ne faut-il pas un lieu pour se poser et réfléchir à ce que l’on fait ? Ne serait-ce pas l’exercice lui-même de la confrontation d’idées et le débat qui somme toute sont si redoutés ?
La confrontation, il est vrai, suppose que les un e s et les autres se mettent à nu, acceptent la controverse, la critique et la ou les remise s en cause. Un exercice certes difficile qui bouscule les certitudes et les idées toutes faites. Un exercice qui ne fait pas bon ménage avec le climat douillet de l’entre soi. Dommage !
Toutefois une note d’espoir ce 14 novembre, il y avait quelques militant e s du NPA et du Parti de Gauche ainsi que quelques insoumis e s. Champagne… !
Les militant e s un peu anciens savent qu’une rumeur, une croyance, une idée maintes fois ressassée circule : la force du mouvement social toulousain plongerait ses racines dans l’arrivée dans le sud de la France de milliers d’exilés espagnols et Catalans (anarchistes, poumistes, communistes, cénétistes…) après la défaite de la révolution. Cela nous a toujours fait un peu sourire et nous nous en sommes souvent amusés. Des journalistes de La Dépêche l’ont maintes fois répété, des militants politiques en ont fait de même.
Force est de constater que le cycle de grandes manifestations semble se tarir, l’Université Jean Jaurès (on ne dit plus la fac du Mirail) n’est guère plus occupée, Airbus ne fait plus grève…

The Times They Are a-Changin’.…