L interview de Nathalie CABROL, nous a inspiré quelques remarques
Ce papier développe la notion d’inconvénient pour le changement climatique ou ce qui est perçu comme tel, pour l’occident, mais en affirmant plus loin « qu’il va tout changer partout ». Il faut voir dans la notion d’inconvénient un mélange de climatoscepticisme et de paresse pour ne pas voir ce qui est devant nos yeux. Cela veut dire que la prise de conscience pour passer de « l’inconvénient » à « nous risquons de disparaître après seulement une dizaine de millions d’années, entraînant avec nous une partie de la biosphère » est sur le point d’advenir.
Cette prise de conscience se fera à coup de cataclysmes, de destructions, de déplacements, de morts…et de violence. On n’interdit pas les pesticides, parce qu’il n’y a pas d’alternatives, peu importe si on empoisonne les sols, l’eau, s’ils développent des maladies chez les humains et les animaux. On n’a pas trouvé d’alternative au kérosène pour les avions, mais il n’est pas pour autant question de réduire l’utilisation de celui ci . On voit bien que la technologie et probablement la recherche, ne savent plus réparer les dégâts des technologies précédentes. S’il faut se garder de conclusions hâtives concernant le jugement du tribunal administratif sur l’A69, les pros autoroutes, vont encore se manifester. Cependant il nous semble qu’il y a quelque chose qui renvoie à l’inconvénient et au « tout va changer partout » On peut dire que la justice a supprimé un inconvénient, en particulier pour la biodiversité et mis en route, peut être le « tout va changer partout ». La décision radicale, du tribunal administratif ouvre une période qui va mettre à mal les grands travaux souvent inutiles et la politique du fait accompli pratiqué par l’état, les collectivités territoriales tirant des élections le droit de se passer de la concertation. Sans aucun doute ceux et celles qui combattent les contraintes, les normes, comme cela est devenu un objectif après l’élection de Trump, vont monter au créneau et nous aurions tort de croire que ce sera un grand débat démocratique, au contraire ce sera un débat violent et Le Figaro à ouvert les hostilités*(textes joints)
Ceux qui sont responsables de la situation, ultra riches, bourgeois, industriels, gouvernements libéraux et illibéraux, autoritaires et fascistes, n’accepteront jamais de mettre en cause leur train de vie, de partager l’argent qu’ils ont amassé et volé, de partager leur pouvoir avec la majorité de la population. Ce sera donc violent, car dans ce combat il y a ceux et celles dont les conditions de vie sur cette planète seront de plus en plus difficiles et ceux qui commencent à organiser la sécession d’avec la population. La sécession est un phénomène qui existe depuis longtemps il est bien documenté ; l’école des enfants de riches, les mariages entre riches,l’accaparation des lieux de pouvoirs... Avec le développement des cataclysmes ce sont des parcelles de la planète que vont s’approprier les riches, pour observer la finitude du monde. Le texte finit ainsi : « Nous sommes 8 milliards sur la planète et chacun d’entre nous peut faire quelque chose pour l’infléchir et changer notre destin, en acceptant simplement de vivre un peu différemment, à travers des gestes qui nous coûtent bien peu ». Non ça ne peut pas marcher, d’abord parce qu’il y a déjà des millions de gens qui font des petits gestes à cause de leur conditions sociales. Ensuite parce que les gestes dont il est question doivent être faits par les plus riches qui sont à l’origine du problème. Qu’est ce qu’un petit geste pour un e toulousain e, face à G. FAURY, le PDG d’Airbus, constructeurs d’avions ? Il n’y aura plus de petits gestes, il ne peut y avoir que des gestes de révoltes.
Le Nouvel Obs (site web) dimanche 26 janvier 2025
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