Le pétrole n’est pas le seul enjeu. Pourquoi le Venezuela exige une analyse plus approfondie de l’impérialisme états-unien
Le slogan « Pas de sang pour le pétrole » résonne depuis des décennies dans les manifestations contre la guerre, cristallisant une intuition puissante sur l’impérialisme capitaliste : les grandes puissances mènent des guerres pour contrôler les ressources. La prise de position de Trump à l’égard de Nicolás Maduro invite à recourir à ce cadre familier. Pourtant, la logique qui se déploie au Venezuela révèle quelque chose de plus complexe que la simple extraction de ressources. Pour la comprendre, il faut dépasser le récit du XXe siècle sur le colonialisme à la recherche de pétrole brut, qui domine encore l’analyse de gauche de la politique et de l’économie mondiales.
Par Daniel Chavez Inprecor janvier 2026