Le jeudi 12 février, un militant d’extrême droite, impliqué dans les mouvements fascistes lyonnais, Quentin Deranque, est roué de coups par des militants antifascistes alors qu’il git inconscient à terre. Il décède 48 heures plus tard. L’agression est immédiatement relayée par Némésis, un collectif fémonationaliste – c’est à dire regroupant des femmes d’extrême droite prétendument féministes, présent quelques mètres plus loin devant l’Institut d’études politiques(IEP) de Lyon pour protester contre la tenue d’une conférence par l’eurodéputée Rima Hassan. Très vite, l’ensemble des médias et réseaux sociaux s’emparent de l’information, fustigent l’antifascisme dans son ensemble, et un hommage est rendu à Quentin Deranque à l’Assemblée nationale par une minute de silence le 17 février. Du jamais vu : un militant d’extrême droite honoré officiellement par la nation. Comment en est-on arrivés-là ?
OBSERVATOIRE NATIONAL DE L’EXTRÊME DROITE