L’un des clichés les plus éculés concernant l’Iran est l’idée qu’un « peuple » unique et unifié s’oppose à un « régime » unique et unifié. Cette formule fonctionne bien pour les gros titres, le journalisme précipité et les commentaires moraux simplistes. Mais lorsqu’il s’agit de comprendre la politique réelle, elle est presque inutile. La société iranienne n’est pas un bloc homogène. C’est un champ de conflit entre des projets politiques opposés. La guerre, la répression, l’impasse des réformes, l’effondrement de la légitimité politique et le souvenir des soulèvements sanglants n’ont pas créé ces divisions ni ne les ont inventées. Ils les ont simplement ramenées à la surface.
Siyavash Shahabi, 3 avril 2026
Entre les lignes, entre les mots