Le problème ne se limite pas au bombardement de quelques dépôts pétroliers. Le véritable enjeu est que, dans les guerres modernes, les infrastructures énergétiques ne constituent plus seulement une cible militaire. Elles sont devenues le point de convergence entre la guerre, l’économie, l’environnement et la vie quotidienne. Lorsque les installations de stockage de carburant de Téhéran, Rey, Shahran, Ghoochak, Fardis et Alborz sont attaquées, ce n’est pas seulement l’essence, le diesel ou le gaz naturel qui brûlent. C’est l’air qui brûle. Le sol est contaminé. Les corps des citoyens sont exposés à des particules toxiques. Pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, la ville se transforme en théâtre d’une guerre chimique non déclarée — une guerre sans annonce officielle, mais que l’on peut respirer.
Siyavash Shahabi, 13 mai 2026
Entre les lignes, entre les mots