À première vue, tout sépare la conférence de Munich en 1938 de la conférence sur la sécurité de Munich en 2026. La première a vu le sacrifice de la Tchécoslovaquie sur l’autel de la politique d’apaisement de Hitler par les « grandes démocraties » européennes, ce qui a permis à ce Hitler « apaisé » de déclencher la Seconde Boucherie mondiale en envahissant la Pologne un an plus tard. Quant à la seconde en 2026, elle n’a produit pratiquement aucun résultat tangible, se limitant à constater ce qu’on savait déjà : la profonde crise transatlantique et la fin de l’ordre (néo)libéral international. En somme, à première vue, la seule chose que ces deux conférences ont en commun est le nom de la ville qui les a accueillies, Munich.
Yorgos Mitralias Février 2026
entre le lignes, entre les mots