Des milliers de familles ne savent pas si leurs proches sont prisonniers ou ont été anéantis par des frappes
Article mis en ligne le 13 février 2026

par Marsanay

Sur les murs de sa maison brûlée et à moitié détruite, Tahrir Abou Madi écrit. Des devises qui lui donnent du courage, des mots qui disent sa douleur et son espoir. Sur des carnets aussi, elle dessine tout ce qui peut l’aider à supporter l’attente qui la ronge depuis près de deux ans. « Ceci est mon cri, le déversement de ma souffrance », confie en visio, par téléphone, cette mère de famille de 40 ans. Depuis vingt-huit mois, Israël interdit l’accès de la bande de Gaza à la presse étrangère. A l’instar de milliers de Gazaouis en quête de réponses sur le sort de leurs proches disparus, la famille Abou Madi ignore ce qu’il est advenu de deux de ses enfants, Malak et Youssef.

Marie Jo Sader Le Monde jeudi 5 février 2026