Marx aujourd’hui : quelles révolutions pour quelles démocraties ?

mercredi 30 mars 2011
par  Universite Populaire Toulouse
popularité : 10%

Rencontre - débat le mercredi 30 mars à 20H30 au Bijou.

avec Emmanuel Barot et Faycal Touati

Qui aujourd’hui ne se dit pas « démocrate » ?

N’est-ce pas au nom de la démocratie que l’antiterrorisme mondial permet aux États de quadriller leurs territoires et d’embétailler leurs peuples, qu’on « libère » une université ou une raffinerie ?

Les soulèvements populaires d’Afrique du nord ont récemment permis de ré-associer « démocratie » et « révolution » .

la démocratie se conquiert de haute lutte, les armes à la main au besoin, mais abattre un régime autocratique et instaurer un régime pluraliste et des « élections libres » suffisent-il à matérialiser pleinement ce que « démocratie réelle » peut vouloir dire :
Le pouvoir et l’auto-gouvernement effectifs du peuple ?

C’est qu’une révolution politique peut parfaitement s’accommoder de la domination de classes.
C’est là l’une des leçons de Marx qu’il faut retenir : s’il y a une vérité des révolutions politiques, c’est la révolution sociale abolissant tout principe de dépossession des moyens matériels de l’existence, individuelle et collective.

Et la dictature contemporaine du capital, quelles que soient ses colorations, étant au moins aussi féroce qu’au temps de Marx, son abolition mérite le retour d’une théorie et d’une stratégie générales aussi décomplexées que les bourgeoisies d’aujourd’hui ne le sont.

Mohamed Fayçal Touati enseigne la philosophie à l’université de Toulouse 2 - Le Mirail et s’apprête à soutenir sa thèse de doctorat consacrée à l’histoire chez Hegel et Heidegger.

Emmanuel Barot est maître de conférences en philosophie à l’université de Toulouse-Le Mirail, directeur de programme au Collège international de philosophie et membre de l’équipe organisatrice du séminaire Marx au XXIe siècle : l’Esprit & la Lettre.